,

L’Alsacienne ACAL Strasbourg – 12 et 13 avril 2026

Le déplacement pour la Coupe l’Alsacienne à Plobsheim, près de Strasbourg, prévue les 12 et 13 avril 2026, représente un véritable défi logistique. Avec près de 1150 kilomètres à parcourir pour s’y rendre, la question du coût du transport, notamment celui du gasoil, devient centrale.

Face à cette contrainte, une nouvelle organisation s’impose. Plutôt que d’emprunter l’autoroute, le choix s’oriente vers un trajet sans péage, combiné au covoiturage. Cette solution permet, au final, de réduire significativement les frais par rapport aux déplacements précédents, même si elle implique un temps de trajet plus long.

Cette organisation a également été facilitée par le week-end précédent, durant lequel Martial avait gardé IZNOGOUD chez lui. Cela m’avait permis de rentrer de Paris sans le bateau, allégeant déjà une partie du déplacement. Cette fois-ci, je fais donc le trajet vers l’Alsace sans bateau, avec pour objectif de remonter récupérer l’équipage et le matériel près de Mante la Jolie.

En effet, le voyage s’étale désormais sur deux jours pour l’aller et deux jours pour le retour. Trajet proposant aussi de Blablacar. Une halte est prévue en cours de route chez mon fils, permettant de couper le trajet. Je poursuivrai ensuite la route pour récupérer Martial et Marie à proximité de leur domicile, avant de rejoindre ensemble Strasbourg.

Cette organisation marque une nouvelle manière d’aborder les déplacements sur les régates importantes : plus économique, plus collaborative, mais aussi plus exigeante en termes de temps et de planification.

Une fois Martial et Marie récupérés, le trajet prend une tournure inattendue. Une véritable énigme s’installe à bord. Martial, intrigué et quelque peu perplexe, s’interroge : comment un tangon de spi peut-il être réglable sans hale-bas de spi ? La question le travaille, le taraude même, et va l’accompagner pendant une bonne partie du voyage. Les hypothèses fusent, les regards se croisent… mais le mystère reste entier. À suivre.

À notre arrivée sur place, l’accueil est, comme toujours, exceptionnel. Les Alsaciens savent recevoir, et cela se confirme une fois de plus. L’organisation est parfaitement huilée, presque aux petits oignons. La traditionnelle auberge espagnole prend une tournure un peu différente cette année, avec un club particulièrement généreux qui nous offre un dîner remarquable : tartes flambées à volonté, accompagnées notamment d’un excellent reblochon apporté par l’équipage d’Annecy. Une entrée en matière conviviale et chaleureuse.

Pour la nuit, nous bénéficions d’une solution aussi pratique que confortable : le camion prêté par Christophe. Un véritable “quatre étoiles” improvisé qui permet à Marie et Martial de passer des nuits dans d’excellentes conditions.

Le lendemain, après le gréement des bateaux et leur mise à l’eau, tout est prêt pour le début des courses. Le briefing annonce un premier départ à 14h30. Mais c’est sans compter sur Éole, resté désespérément discret. Le plan d’eau reste figé, et malgré l’attente, aucun départ ne peut être donné jusqu’à 16h30.

Le comité tente néanmoins une sortie à 17h30, profitant de quelques frémissements prometteurs. Une décision courageuse, mais malheureusement vaine : le vent ne s’installe pas. La journée se termine donc sans course, frustration partagée mais compréhension générale.

Côté technique, cette journée aura tout de même été riche pour Martial. Il a pu observer le fonctionnement du tangon et constater que les réglages, notamment les positions de tir pour les barbers de spi, sont bien pensés et efficaces. Le système de tangon automatique de IZNOGOUD semble finalement le convaincre.

Marie, de son côté, fait une belle découverte avec le Velocitek. L’outil suscite immédiatement son enthousiasme, et elle apprécie particulièrement les informations qu’il apporte à la navigation.

Le soir venu, le club remet le couvert, et de quelle manière ! Un repas copieux et savoureux nous attend : un Bekeuf aux trois viandes, plat typique alsacien, salade, puis une omelette norvégienne en dessert. Un dîner aussi généreux que délicieux, qui vient parfaire cette journée malgré l’absence de navigation.

Comme souvent, la soirée se prolonge pour certains autour de quelques verres supplémentaires. Mais de notre côté, la sagesse l’emporte : une régate est prévue le lendemain, et l’espoir d’avoir enfin du vent reste bien présent.

Pour le lendemain, tout peut finalement se résumer en une formule simple :

JOUET ET GAGNE.

Le plateau est relevé avec 21 bateaux au départ, dont trois équipages allemands ayant fait le déplacement, sans oublier nos amis d’Annecy avec SPEEDY GONZALES, et bien sûr IZNOGOUD le Baulaois. Les conditions, elles, restent fidèles à la veille : un vent très léger, ne dépassant pas les cinq nœuds tout au long de la journée.

Dans ce petit temps, la hiérarchie se dessine rapidement. Un Jouët 5.50 du CYV Moselle, OUPS THILMONT Denis et MANN Vincent, impose une domination sans partage en s’adjugeant les quatre courses courues. Une performance nette, construite à la fois sur une bonne lecture du plan d’eau et un rating particulièrement favorable dans ces conditions.

De son côté, IZNOGOUD réalise une excellente journée sur l’eau, avec trois victoires sur quatre en temps réel. Malheureusement, cela ne suffit pas à compenser l’effet du rating, qui empêche de concrétiser ces performances au classement général.

Derrière, la régularité paye. LAURALANN 2, le local de l’étape de l’ACAL, s’offre une belle troisième place au général grâce à une série solide, avec notamment trois manches terminées à la troisième place.

À noter également la très belle prestation du Jumper allemand de l’équipage de Dortmund, SCHENK Sophia, MICHAL Sven et HAMMER Stephan, qui signe une superbe victoire en temps réel lors de la troisième manche, venant perturber ponctuellement la domination des leaders.

Malgré l’absence totale de vent lors de la première journée, le président du comité de course a su tirer le meilleur parti de cette seconde journée aux conditions très légères. Quatre manches ont pu être validées, disputées de manière régulière, sans coup de Trafalgar ni situation litigieuse. Une gestion exemplaire du plan d’eau dans des conditions pourtant délicates, qui mérite d’être saluée.

La remise des prix s’est déroulée rapidement, afin de permettre aux équipages venus de loin — notamment d’Annecy ou d’Allemagne — de reprendre la route dans de bonnes conditions. Le podium final voit donc OUPS s’imposer, suivi de IZNOGOUD, puis de LAURALANN 2, confirmant la hiérarchie observée sur l’eau.

Le président de Go Neptune Patrick en a profité pour remettre le challenge de la troisième place Go Neptune 2025, ajoutant une touche supplémentaire à cette cérémonie conviviale à LAURALANN 2. Le Jumper allemand, malgré une très belle performance ponctuelle, échoue au pied du podium avec une quatrième place méritoire.

De notre côté, plutôt que de reprendre immédiatement la route, M. ayant posé son lundi matin, nous décidons de prolonger un peu le plaisir. Direction Strasbourg pour une parenthèse touristique bien méritée : découverte de la magnifique Cathédrale Notre-Dame de Strasbourg et balade dans les superbes ruelles de la ville. Le tout ponctué par un restaurant à la hauteur du week-end : généreux et savoureux.

Avant de repartir, un grand merci s’impose à l’ensemble des bénévoles pour leur accueil et leur engagement. Mention particulière au président du comité de course, ainsi qu’à Marie-Pierre, véritable cheville ouvrière du club, sans qui cet événement n’aurait pas eu la même saveur, et bien sûr à tous les bénévoles.

0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire